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« DALVA », PRIMÉ À CANNES, AU « CAMÉO », À NAMUR, CE 11 AVRIL

« DALVA », PRIMÉ À CANNES, AU « CAMÉO », À NAMUR, CE 11 AVRIL

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« DALVA », PRIMÉ À CANNES, AU « CAMÉO », À NAMUR, CE 11 AVRIL

« Dalva » (Emmanuelle Nicot)

Présenté, le mardi 04 octobre 2022, en avant-première mondiale lors de la Soirée de la FWB (Fédération Wallonie-Bruxelles) et de la « RTBF »au 38è « FIFF » (« Festival International du Film Francophone »), au « Caméo », à Namur, le long-métrage  « Dalva » (Bel.-Fra./2022/83′), de la réalisatrice belge Emmanuelle Nicot (°Sedan/1985), revient dans cette même salle namuroise, ce mardi 11 avril, lors d’une soirée événementielle, à laquelle tout cinéphile devrait assister.

De fait, en partenariat avec l’association intersectorielle et communautaire namuroise « Réseau Santé Kirikou », la projection sera suivie d’unrencontre avec la réalisatrice ;  le directeur pédagogique de l’asbl « Point Virgule »Christophe Masson ; le psychiatre au « CNP Saint-Martin »François-Xavier Polis ; et le délégué général aux droits de l’enfantSolayman Laqdim.

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Zelda Samson, dans « Dalva » (Emmanuelle Nicot)

Synopsis « ‘Dalva’ a 12 ans mais s’habille, se maquille et se vit comme une femme. Un soir, elle est brusquement retirée du domicile paternel. D’abord révoltée et dans l’incompréhension totale, elle va faire la connaissance de Jayden, un éducateur, et de Samia, une adolescente au fort caractère. Une nouvelle vie semble alors s’offrir à ‘Dalva’, celle d’une jeune fille de son âge. »

« Dalva » (Emmanuelle Nicot)

Critiques de la Presse :

– pour « Bande à part », par Olivier Pélisson : « Si la vision de ‘Dalva’ chamboule, c’est parce cette œuvre touche au plus juste d’une enfance volée et abusée, et parce qu’elle prodigue en retour à son héroïne un tremplin salvateur. C’est la nécessité de transmettre cette histoire. C’est le désir impérieux de rendre au cinéma ce qu’il procure, en aidant à s’émanciper par le regard. Et c’est bouleversant. »

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Zelda Samson, dans « Dalva » (Emmanuelle Nicot)

– pour « La Croix », par Corinne Renou-Nativel : « Pour son premier long métrage, Emmanuelle Nicot relate avec une grande délicatesse les métamorphoses d’une préadolescente arrachée à un père incestueux qui l’avait transformée en petite femme. »

– pour « Le Journal du Dimanche », par Baptiste Thion : « Un récit d’émancipation bouleversant et délicat que porte une jeune comédienne épatante, dont on n’est pas près d’oublier le regard. »

Zelda Samson, dans « Dalva » (Emmanuelle Nicot)

– pour « Le Parisien », par la Rédaction « Les foucades de ‘Dalva’ imposent une cadence qui nous maintient sans cesse sous tension. Un souffle fort, de la violence à la tendresse. »

– pour « Transfuge », par Serge Kaganski : « Un premier film intense qui observe sans ciller l’effarante complexité des relations humaines, porté par Zelda Samson, jeune actrice bluffante. »

– pour « Positif », par Bernard Génin « On pense aux frères Dardenne devant la maîtrise de cette nouvelle venue, sa concision, son aptitude à pointer la violence des faits bruts. Et les comédiens sont tous extraordinaires. »

« Dalva » (Emmanuelle Nicot)

– pour « Libération », par Lelo Jimmy Batista : « Ce long-métrage navigue du drame sordide à la presque comédie adolescente, de l’énergie brute aux césures contemplatives sans précaution inutile ni sortie de route. »

– pour « Sens Critique », par Roland Comte : « Le sujet, terrible, de l’inceste, est traité avec une grande pudeur. Le personnage du père n’apparaît pas comme un monstre, mais comme un homme brisé, honteux de ce qu’il a fait. On n’apprend les faits que par de petites touches, sans que ne nous soit jamais imposée de scènes pénibles. Le choix de Zelda Samson, qui, dans la vie a réellement 12 ans, pour incarner  ‘Dalva’, fait toute la différence de ce premier film dont il faut saluer la maîtrise. »

Zelda Samson, dans « Dalva » (Emmanuelle Nicot)

– pour le « Journal des Grignoux », par Alicia del Puppo : « Sans voyeurisme, sans sensationnalisme, voici un film dur et délicat à la foisPour son premier long métrage, Emmanuelle Nicot s’attaque à un sujet certes délicat, mais l’aborde avec une telle humanité, un tel souffle cinématographique, qu’il est difficile de ne pas se laisser emporter dans son sillage. Installant la caméra au plus près des interprètes, la jeune cinéaste situe d’emblée son film du côté du vivant, des corps en mouvement, d’une présence organique qui passe par l’intensité des regards et des gestes. Le jeu est naturaliste et les acteurs – amateurs comme professionnels – sont d’une justesse inouïe, (dont) la jeune comédienne française Zelda Samson, (qui) éblouit dans ce premier rôle au cinéma Un film (qui) ne s’enfonce pas dans la gravité de sa thématique, mais qui, au contraire, choisit la voie de la lumière, de la respiration, de la catharsis dans son sens le plus noble. Un ravissement. Un uppercut qui touche droit au cœur, qui étourdit l’esprit autant qu’il élève l’âme »

Emmanuelle Nicot, la réalisatrice de "Dalva"
Emmanuelle Nicot, la réalisatrice de « Dalva » © Photo : Yohan Bonnet

Propos d‘ Emmanuelle Nicot, pour « Cinevox » « Il s’agit en fait de la rencontre de plusieurs choses. La question de l’emprise est une thématique que j’ai déjà beaucoup explorée dans mes courts métrages, et que j’avais envie de continuer à explorer dans ce long. Par ailleurs, j’ai également fait une immersion dans un centre d’accueil d’urgence dans l’Est de la France, j’ai vécu deux semaines avec des jeunes fraîchement placés, pour cause de maltraitance avérée, ils avaient été retirés de leur famille pour ça, pourtant ils continuaient à faire bloc avec leurs parents contre la justice. Finalement leur souffrance venait plus de là, d’avoir été placés, que de ce qu’ils avaient vécu avec leur famille. Le déni était très puissant chez beaucoup de ces enfants. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose à raconter autour de ça. »

« Et puis j’ai entendu l’histoire du père de l’une de mes amies, qui était éducateur. Son travail était de retirer des enfants de leur domicile quand il y avait une suspicion de maltraitance. Un jour, il s’est retrouvé face à une petite de 6 ans qui vivait seule avec son père qui entretenait avec elle un jeu de séduction, et l’avait ultra sexualisée. De tout ça est né « Dalva ». Je me suis demandé qui serait cette petite fille à 12 ans, à l’âge où la puberté biologique arrive, à l’âge des premiers émois. »

Zelda Samson, lauréate, à Cannes, du « Prix de la Fondation Louis Roederer de la Révélation »

A souligner que ce film – qui fut, aussi, projeté le jeudi 12 janvieren « Soirée pré-Ramdam », à l’ « UGC Ciné-Cité »à Lilleen  « Soirée pré-Ramdam », précédant le 13è « Tournai Ramdam Festival » -, obtint, en 2022, à la « Semaine de la Critique » du 74è « Festival de Cannes »le « Prix FIPRESCI de la Presse internationale », le « Prix du Rail d’Or » & le « Prix de la Fondation Louis Roederer de la Révélation » (Zelda Samson), ainsi qu’au « FIFF »à Namurle « Prix Découverte »le « Prix de la meilleure Interprétation » (Fanta Guirassy) & le « Prix du Jury Junior », sans oublier, à la « Mostra Internacional de Cinema » à Sao Paulole « Prix de la meilleure Actrice » (Zelda Samson).

« A l’Arraché » (Emmanuelle Nicot),court-métrage lauréat de 17 Prix (2016)

Notons qu’Emmanuelle Nicotdiplômée, à Louvainla-Neuvede l’ « IAD »  (« Institut des Arts de Diffusion »), reçut, en 2016, pour son second court-métrage « A l’Arraché » (Bel./2016/20′), 17 Prix, dont le « Grand Prix nationalau « BSFF » (« Brussels Short Film Festival »), à Ixelles « Prix de l’Interprétation de la compétition nationale »  (Hajar Koutaine), au « FIFF », à  Namur.

Pour ceux qui ne peuvent assister à cette soirée événementielle, signalons que « Dalva » sera à l’affiche de ce même « Caméo »à  Namur, jusqu’au mardi 25 avrilau « Sauvenière »à Liègejusqu’au mardi 16 mai, alors qu’il est actuellement projeté au  « Palace »à Bruxellesau « Quai 10 », à Charleroiau « Plaza », à Hottonau « Vendôme », à Ixellesau « Plaza Art House »à Mons, …

Yves Calbert.

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