06/12/2022

CULTURE-MEDIA

La Culture en Belgique et dans le Nord de la France

« ANTOINE DE SAINT-EXUPÉRY. LE PETIT PRINCE PARMI LES HOMMES », À « BRUSSELS EXPO », EXPO PROLONGÉE JUSQU’AU DIMANCHE 06 NOVEMBRE

A LA CITADELLE, EXPOSITIONS DE PHOTOGRAPHIES DU « FESTIVAL INTERNATIONAL NATURE-NAMUR » & PALMARÈS DES FILMS AMATEURS

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« ANTOINE DE SAINT-EXUPÉRY. LE PETIT PRINCE PARMI LES HOMMES », À « BRUSSELS EXPO », EXPO PROLONGÉE JUSQU’AU DIMANCHE 06 NOVEMBRE

Header_PP_BrusselsExpo_FR_OK© « Tempora »

« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux », dixit « Le Renard », dans « Le Petit Prince ».

D’abord prévue à Laeken, jusqu’au jeudi 30 juin, l’importante exposition « Antoine de Saint-Eupéry. Le Petit Prince parmi les  Hommes » – conçue par l’agence de conception belge « Tempora », fondée en 1998 – est prolongée, au sein du « Palais 2 » de  « Brussels Expo », jusqu’au dimanche 06 novembre, après avoir recueilli un immense succès à Lyon, ville de naissance d’Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944).

Traduit dans 450 langues et dialectes« Le Petit Prince » – avec plus de 200 millions d’exemplaires vendus dans le monde depuis son éditionà New York, en 1943 – est le premier livre non religieux le plus lu au mondeAujourd’hui, il s’en écoule encore 5 millions d’exemplaires par an, incluant des traductions en guaraniau Paraguay ; en hassanyaau Maroc ; en malayalammarâthîpanjâbi,  tamoulen Inde en quichuaen Equateur en papiamentoà Curaçao ; en tagalogaux Philippines ; …

Affiche de l'exposition Le Petit Prince a Bruxelles en 2022L’entrée du « Palais 2 », à « Brussels-Expo » © « Tampora » © Photo : Arnaud Nazara-Aga

Superbement scénographiée, la présentation de la vie passionnante de ce dernier nous est contée tout au long des différentes salles de l’exposition « Antoine de Saint Exupéry. Le Petit Prince parmi les Hommes ».

© Arnaud Nazare-Aga © « Tampora » © Photo : Murielle Lecocq

« Le 14 octobre1926, un jeune homme un peu gauche, maladroit se présente à l’aérodrome de Toulouse-Montaudran au directeur d’exploitation des ‘Latéocoère Lignes’, qui allaient bientôt devenir la ‘Compagnie Aéropostale’. Ce jeune-homme, il a 26 ans, c’est Antoine de Saint Exupéry … », écrit, en page 13 du catalogue, le concepteur, réalisateur et gestionnaire de l’exposition, Henri Dupuis.

Le Petit Prince d’Arnaud Nazare-Aga poursuit son voyage« Le Monde meveilleux du Petit Prince » © Arnaud Nazare-Aga © Photo : « Tampora »

Tout commence par un espace tout bleuté, consacré uniquement au « Petit Prince », gâce à une série de sculptures flurorescentes, créées en résine, par un artiste-plasticien français, vivant à BangkokArnaud Nazare-Aga (°Paris/1965).

© Arnaud Nazare-Aga © Photo : M. Lecocq

Être présent avec mes sculptures à Bruxelles, c’est très symbolique pour moi, puisque c’est la première fois que j’expose dans une capitale européenne, qui plus est, la capitale de l’Union européenne … Le visiteur aura l’impression de rentrer dans l’espace, avec les murs peints en noir et décorés de milliers d’étoiles, les 17 sculptures semblent flotter dans l’univers. C’est une véritable immersion, même pour les non-voyants, puisque l’on peut toucher les œuvres !”, confia ce sculpteur.

© Arnaud Nazare-Aga © Photo : M. Lecocq

Il poursuivit : « Adolescent, je me posais beaucoup de questions. J’ai eu une péritonite aigüe qui s’est mal passée, j’ai été déclaré cliniquement mort.  En me réveillant, je me suis dit que j’avais besoin d’une expérience forte, une expérience spirituelle. La première option qui m’a traversé l’esprit a été d’essayer les hallucinogènes… Plus sérieusement, à cette époque ma mère suivait un stage sur le livre des morts tibétains dans le temple bouddhiste de la Boulaye, en Bourgogne, un des premiers créés en France … De 14 à 28 ans, j’ai vécu dans un temple bouddhiste,  ayant participé à la construction de bouddhas monumentaux, sous la direction de grands artistes venus du Bhoutan. »

L'artiste plasticien Arnaud Nazare-Aga installe l'exposition du Petit Prince a BruxellesLe créateur français des sculptures fluoressantes du « Petit Prince » © Arnaud Nazara-Aga

Ayant découvert, lors d’un séjour à Bangkok, des oeuvres de cet artiste plasticienNicolas Delsalledélégué général de la « Fondation Antoine de Saint Exupéry », lui proposa de réaliser des sculptures du « Petit Prince », qu’il souhaitait être accessibles aux non-voyants, … celles-là même que nous pouvons donc admirer au sein de cette exposition.

Jean-Claude Bianco, patron pêcheur marseillais à l'origine de la découverte de la gourmette de Saint-ExupéryJean-Claude Bianco et la gourmette de Saint-Exupéry © Anne-Christine Poujoulat / « AFP »

Enfant, il avait attaché un voile à sa bicyclette, dans l’espoir de pouvoir décoller. En 1912, il s’échappe du domaine familial, pour rejoindre, à peu de distance, l’aéroport d’Ambérieu, où il réussit à convaincre un pilote de l’emmnener pour un vol au-dessus de cet aérodromeUn baptême de l’air à l’âge de 12 ans !

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est petit-prince6.jpgL’espoir de s’envoler sur une bicyclette & photo de son baptême de l’air, à 12 ans © « Tempora »

 

Parmi les plus importantes pièces exposées, notons :

  • des morceaux de l’épave de l’avion d’Antoine de Saint-Exupérydécouverte, le 27 mai 2000par le plongeur marseillais Luc Vanrell,  au large de Marseille, 55 ans après la disparition de l’écrivain français, le 31 juillet 1944, alors qu’il avait quitté l’aéroport corse de Bastia Poretta, afin d’efectuer des reconnaissances photographiques, devant aider à tracer les cartes du sud du paysavant le débarquement prévu en Provence.
  • la plaque métallique matricule du pilote français, trouvée dans son filet de pêche, le 7 septembre 1998, par un patron pêcheur marseillaisJean-Claude Bianco, gâce auquel il a été possible de localiser l’épave de l’avion.
  • une table en bois, qui se trouvait dans le « Bocal »l’appartement new yorkais de l’un de ses amis, rencontré, dans les années ’20, aux « Beaux-Arts », à Parisl’artiste peintre Bernard Lamotte (1903-1983), signée, entre 1941 et 1943, padifférents artistesalors exilés en terre américaine, tel.le.s Ingrid BergmanCharlie Chaplin, Salvatore Dali, Marlène Dietrich, Jean GabinMarlène Dietrich et Jean Renoir, sans oublier une esquisse du « Petit-Prince », gravé par son auteur.
La table de l’appartement new yorkais © « Tempora » © Photo : Murielle Lecocq

Sachant que c’est en ce lieu, lors de son exil new yorkais, qu’il écrivit « Le Petit Prince », nous trouvons, à proximité de cette tablesa machine à écrire, mais, également, sa boîte de pastels, sachant que Saint Ex, lui-même, illustra son ouvragedes dessins de son personnagedont les premiers, par ailleurs, précédèrent son travail d’écriture.

La boîte à pastels d’Antoine de Saint Exupéry © « Tempora » © Photo : Murielle Lecocq

La découverte de la vie de Saint Exupéry débute par un mur d’affiches de l’ « Aéropostale », nous rappelant sa présence au sein de cette compagnie aérienne, tout au début de sa carrière de pilote, évoquant ses vols en Afrique, via nombre de documents, alors qu’il fut chef d’Escale, en 1927-1928, à Cap Juby, dans le Rio de Oronommé Sahara espagnol, de 1884 à 1976.

L’ « Aéopostale » © « Tempora »

Son supérieur hiérarchiqueDidier Daurat (1891-1969) écrivit : « Il va, peu à peu, s’élever de lui-même, à la hauteur de ce rôle magnifique d’ambassadeur, faire briller autour de lui, jusqu’aux confins du désert l’éclat du presige de la  France » (catalogue, page 36).

Antoine de Saint Exupéry au contact des Maures/1927 © « Tempora »

De son côté il écrivit à sa maman : « Le marabout vient tous les jours me donner une leçon d’arabe … J’offre des thés mondains à des chefs mauresEt ils m’invitent, à leur tour, à deux kilomètres en dissidence, où jamais aucun Espagnol n’est encore allé » (catalogue, page 36).

Cap Juby, dans le Rio de Oro/1927 © « Tempora »

En ce lieu, sa mission consiste à accueillir les pilotes et, en cas de panne, partir à leur recherche, voire les libérer s’ils ont été faits prisonniers, par les Maures, au contact de qui il paye de sa personne pour établir de bonnes relations … « Je fais un métier d’aviateur, d’ambassadeur et d’explorateur », écrivit-il à son beau-frère, Pierre de Giraud d’Agay

Antoine de Saint Exupéry © « Tempora »

Un « ambassadeur » qui vivait à la dure :« Un fort sur la plage, notre baraque qui s’y adosse et plus rien pendant des centaines et des centaines de kilomètres … C’est un dépouillement total. Un lit fait d’une planche et d’une paillasse maigre, une cuvette, un pot à eau. Une chambre de monastère », écrivit-il à sa maman (cataloguepage 30).

Ce dépouillement, cette solitude sont, cependant, favorables à l’écolsion de son oeuvre. Ainsi, il prend la plume pour écrire à sa mère : « Je lis un peu et me suis décidé à écrire un livre. J’ai déjà une centaine de pages et suis assez empêtré dans sa construction. J’y veux faire entrer beaucoup trop de choses et de points de vue différents »  (catalogue, page 35). Il évoquait l’écriture de « Courier Sud », qui, en 1929, sur la recommandation de l’écrivain André Gide (1869-1951), fut publié par l’éditeur parisien Gaston Gallimard (1881-1975).

En préface de « Vol de Nuit » (1931), André Gide écrivit : « Je lui sais gré, particulièrement, d’éclairer cette vérité paradoxale que le bonheur de l’homme n’est pas dans la liberté mais dans l’acceptation d’un devoir. »

En cette meme année 1929, vivant à Buenos Aires, il est nommé directeur de l’ « Aeroposta Argentina », ouvrant de nouvelles lignes vers la Terre de Feu, à l’extrême sud du continent américain.

Antoine de Saint-Exupéry à côté de l'épave de l'avion Caudron-Simoun avec lequel il s'est crashé dans le désert Libyque, en Égypte, le 30 décembre 1935.Dans le désert de Lybie, Antoine de Saint Exupéry près de son « Caudron Simoun » © « Tempora »

Devenu pilote de raid, son avion s’écrasa dans le désert de Lybieen Egypte, alors qu’il participait, en 1935, à un raid  Paris-Saïgon, avec  son mécanicienAndré Prévot (1907-1947), une fidèle reproduction du thermos, dont le contenu les maintint en vie, est exposé, alors qu’un  enregistrement nous permet d’entendre Saint Exupéry raconter son accident, des photos nous dévoilant l’épave de son « Caudron Simoun ».

Thermos © « Tempora »

Lors d’un vol New York-Terre de Feu, en 1938, il s’écrase sur l’aéroport de Guatemala City, de graves blessures en résultant.

Quelques sièges d’une salle de cinéma faisant face à un écran, nous pourrons regarder des témoignages de son incursion dans le monde du 7è art, par des adaptations de ses romans, dont des affiches exposées témoignent, telles celles des films, dont il est le scénariste : « Anne-Marie » (Raymond Bernard/France/1936/108′) et « Courrier Sud »  (Pierre Billon/France/1937/91′).

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est cinema.jpg« Anne Marie » (Raymond Bernard), film sénarisé par Antoine de Saint-Exupéry © « Tempora »

Après avoir découvert l’ « homme public », c’est maintenant l’ « homme privé » qui nous est proposé : « Lorsque j’étais petit garçon … je remonte loin dans enfance. L’enfance, ce grand territoire d’où chacun est sorti ! D’où suis-je ? je suis de mon enfance comme d’un pays … »

… Une enfance heureuse qu’il vécut – dans le château familial de Saint-Maurice-de-Rémensen région Rhône-Alpesdont le parc  constitue son terrain de jeux – avec ses soeurs GabrielleMarie-Madeleine et Simone, ainsi que son frère, Françoissa mamanMarie,  ayant écrit : « Tout le jardin était offrande. Tout le jardin était légende. »

Les 5 enfants © « Tempora » © Photo : Muriellle Lecocq

Alors que son coffre à jouets est exposé, une photo géante des 5 enfants trône dans cet espace de l’expo, où nombre d’autres photosde carnetsde lettres, …, sa soeur Gabrielle ayant écrit : « C’était un ravissant enfant. Ravissant. Des cheveux blonds frisés, qui lui faisaient une auréolelumineuse, qui faisait qu’on l’appelait le ‘Roi Soleil’. »

Quant à sa maman, elle écrivit : « Mon premier souvenir, c’est Antoine me suivant dans le parc avec une petite chaise verte. Et quant il fallait m’arrêter, Antoine s’asseyait sur la petite chaise et attendait que je reparte. On faisait, comme cela, tout le tour du parc. Il était excessivement vivant, sensible, assez insupportable ; mais alors d’une sensibilité extrême. »

Consuelo & Antoine © « Tempora » © Photo : Murielle Lecocq

Vient, en 1930, sa rencontre avec l’artiste peintre et sculptrice salvadorienne Consuelo Suncin (1901-1979), dans les salons de l’ « Alliance françaie » de Buenos Aires, suivie de son mariage, le 12 avril 1931, nombre de photos et  autres témoignages illustrant cette romance, tels  son portefeuille, avec une photo de son épousetrois pipes offertes par cette dernière et un flacon de parfum « Vol de Nuit », éponyme de son roman, édité en 1931.

Expo Saint-Exupéry - L'Envol des PionniersAvec Henry Guillaumet et son épouse, au « Parque Japonès », à Buenos Aires © « Tempora »

Son amitié avec, entre autres, ses collègues pilotes Henry Guillaumet (1902-1940) et Jean Mermoz (1901-1936) nous est confiée. Probablement Saint Exupéry eut-il l’occasion d’utiliser avec eux l’échiquier et le jeu de cartes exposés.

Comme en témoigne sa soeur Simone : « Sa sensibilité est extrême. Mais s’il reçoit beaucoup, il donne encore davantage. Sa générosoté est inépuisable. »

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est the-mysterious-little-prince-5-facts-about-author-antoine-de-saint-exupry.jpgVidéo amateur d’une excursion de Saint Exupéry au Canada/1943 © « Tempora »

« Mes amis m’aident en existant », déclara-t-il, alors que son ami Léon Werth (1878-1955) rapporta – dans son ouvrage « Saint-Exupéry tel que je l’ai connu » (Ed. « Seuil »/1948/p. 165) – un propos de Saint-Ex « L’amité véritable, je la reconnais à cela qu’elle ne peut être déçue. »

Inventeur, il dépose une douzaine de brevets, entre 1934 et 1940.

© « Tempora » © Photo : Murielle Lecocq

Journalistecouvrant la guerre d’Espagne, pour le quotidien parisien « L’Intransigeant »il titre, en 1936, en première page : « On fusille comme on déboise … Les hommes ne se respectent plus les uns les autres ». La même année, un autre titre : « Une guerre civile ce n’est point une guerre, mais une maladie ».

Les accords de Munich étant signés le 30 septembre 1938, le 02 octobre, dans « Paris- Soir », il écrivit : « Quand la Paix nous semblait menacée, nous découvrions la honte de la guerre. Quand la guerre nous semblait épargnée, nous   ressentions la honte de la paix. »

Effectuant un reportage en URSS, dans le train vers Moscou, passager en troisième classe, il observe un enfant de pauvres mineurs polonais, lui qui vécut une enfance privilégiée, il écrit : « Un Mozart assassiné », … un propos toujours d’actualité, avec ces enfants ukréniens et russesquivictimes de la guerre, ont dû quiter leurs maisonsleurs écolesleurs plaines de jeuxleurs amis, …

Antoine de Saint-Exupéry en Argentine © « Tempora »

Se rapprochant encore de notre brutale actualitéen page 89 du catalogue, évoquant un bombardement, en Espagne, nous lisons : « J’ai vu des ménagères éventrées, j’ai vu des enfants défigurés, j’ai vu cette vieille marchande ambulante éponger les débris de cettecervelle qui avait giclé sur ses trésors, j’ai vu la concierge sortir de sa loge et purifier d’un seau d’eau letroyyoi, et je n’ai pas encore compris quel rôle jouaient dans une guerre, ces humbles incidents de voirie. Rôle moral ? Mais un bombardement se retourne contre son but ! »

Alors que nous entendons la voix d’Antoine de Saint Exupéry, expliquant comment la propagande nazie nous a trompés, tous des témoignagesdes pages de journeaux, …, sont présentés dans un espace évoquant une salle de rotatives, où défilent, sur un écran, les  « Unes »signées Saint-Exupéry, de « L’Intransigeant », déjà cité, mais aussi de « France-Soir », alors que tous les titres de ses romans sont répertoriésson dernier ouvrage, « Citadelle »étant resté inachevé, édité en 1948, après le décès de son auteur.

Survol d’Arras reconstitué © « Tempora »

Nous passons par la reconstitution d’une carlingue d’avion militaire, supposé être en pleine campagne de France, alors que par les hublots, des images nous donnent l’impression de survoler Arrasle 23 mai 1940trame de son  ouvrage « Pilote de Guerre » (1942), ceci dans le vacarme de tirs de la DCA, alors que le dialogue du chef d’appareil,  Saint Exet du pilote est pratiquement inaudible.

« Le métier de témoin m’a toujours fait horreur. Que suis-je si je ne paticipe pas ? J’ai besoin pour être de participer.Je me nourris des qualités de mes camarades … », déclara t’il, alors que les médecins ne l’estimaient pas apte à voler. Finissant par obtenir le droit d’effectuer cette mission au-dessus d’Arras, il réussissait, son avion étant touché par l’ennemi à ramener, à bon port, son avion, ce qui lui valut la Croix de Guerre (présentée au sein de l’exposition) et une citation à l’ordre de l’Armée.

Si l’un de ses amisJoseph Kessel (1898-1979) écrivit : « J’ai rencontré beaucoup d’hommes qui sont à la fois hommes de poésie et d’action. Mais toujours, en eux, l’un de ces personnages était gêné par l’autre … Seul Saint Exupéry est à la fois entièrement écrivain et entièrement pilote »ce dernier écrivant, dans « Pilote de Guerre » (1942) : « D’où suis-je ? Je suis de mon enfance. Je suis de mon enfance comme d’un pays … »

Antoine de Saint Exupéry

Démobilisé le 30 juillet, il s’exile à New York, dès le 30 décembre 1940, essayant de convaincre les Américains de s’engager militairement aux côtés des Alliés. Ne voulant pas être un simple témoin, en avril 1943, il gagne l’Afrique du Nord, étant promu commandant le 25 juin 1943.

Avion P-38 d’Antoine de Saint ExupéryEpave du « Lightning F-5B », au large de Marseille

Ayant été mis à pied par les autorités américaines, suite à un accident d’atterissage, l’autorisation de combattre lui est  redonnée, au printemps 1944. Retrouvant ses camarades pilotes, à Algero, en Sardaignepuis à Borgo, en Corse, il décole de cette dernière île, le 31 juillet 1944, … son avionun « Lightning F-5B » , non localisé, à l’époque, étant abattu … Ni lui, ni son avion n’ayant été retrouvés, le 20 septembre 1945 , le tribunal de Bastia le déclare « Mort pour La France ».

Espace immersif © « Luc Petit Creations » © « Tempora »

Nous évitant de terminer notre visite sur cette triste note« Tempora » a eu l’excellente initiative de confier au  créateur tournaisien,multi récompensé pour ses spectacles urbains et autres événementsLuc Petit – fort de sa devise : « Je veux que les gens n’aient pas assez de leurs yeux pour tout regarder autour d’eux » –, la réalisation d’un espace immersif, où des livres géantsouvertsprennent vie, durant douze minutes, dévoilant des images pleines de poésie du « Petit Prince », agrémentées d’un récit à écouter via notre audio-guide.

Espace immersif © « Luc Petit Creations » © « Tempora » © Photo : Murielle LecocqBRUSSELS EXPO : LE PETIT PRINCE PARMI LES HOMMESEspace immersif © « Luc Petit Creations » © « Tempora »Espace immersif © « Luc Petit Creations » © « Tempora »

Si l’un de ses amis, le romancier français, né en ArgentineJoseph Kessel (1898-1979 ) écrivit : « J’ai rencontré beaucoup d’hommes, qui sont à la fois hommes de poésie et d’action. Mais toujours, en eux, l’un de ces personnages était rogé, gêné par l’autre … Seul Saint Eupéry est à la fois entièement écrivain et entièrement pilote », lui-même écrivit, dans « Pilote de Guerre » (1942) : « D’où suis-je ? Je suis de mon enfance. Je suis de mon enfance comme d’un pays … »

« Le Petit Prince » © Saint Exupéry

Lieu « Palais 2 » de « Brussels-Expo ». Ouverture jusqu’au jeudi 30 juin, du mardi au vendredi, de 09h à 17h, le samedi et le dimanche, de 10h à 18h. Prix d’entrée (audio-guide inclus) : 17€ (15€, à partir de 65 ans et pour les membres d’un groupe de minimum 20 personnes / 13€, de 17 à 25 ans / 10€, de 06 à 18 ans / 07€, pour les membres d’un groupe scolaire / 01€25, pour les « Art. 27 » / 0€, pour les moins de 6 ans / 45€, pour 2 adultes et 2enfants de 06 à 18 ans). Catalogue : Ed. « Tempora »/Bruxelles/2021/broché/160 p.Contacts : info@expo-petitprince.com &  02/549.60.49. Site web : https://expo-petitprince.com/. Avantages : avec un billet d’entrée de cette exposition, réduction de 02€, pour l’accès à l’ « Atomium » et à « Mini-Europe ».

ActuaLittéCatalogue de l’Exposition © « Tempora »

Une superbe exposition, qui n’est plus accessible, à Laeken, que durant les deux semaines du congé d’automne !

Yves Calbert.