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« 24H OF LE MANS, 100 YEARS OF RACE HISTORY », À « AUTOWORLD », JUSQU’AU 28 MAI

« 24H OF LE MANS, 100 YEARS OF RACE HISTORY », À « AUTOWORLD », JUSQU’AU 28 MAI

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« 24H OF LE MANS, 100 YEARS OF RACE HISTORY », À « AUTOWORLD », JUSQU’AU 28 MAI

 © « Autoworld »

Il est bien évident que le musée « Autoworld »à Bruxelles, ne pouvait pas ignorer le 100è anniversaire de cette course mythique, que sont les « 24h du Mans »remportées à six reprises par Jacky Ickx (Jacques Bernard IckxBruxelles/ 1945) ), Champion du Monde des Pilotes d’Endurance, en 1982 et 1983, Vice-Champion du Monde de Formule 1, en 1969 & 1970, Champion d’Europe de Tourisme  (division 3, en ETCC), en 1965, Champion d’Europe de Formule 2, en 1967, vainqueur de Paris-Dakar, en 1983, lauréat du « Trophée national du Mérite sportif », en 1968, et proclamé « Sportif belge de l’Année », en 1982.

Dernier départ donné aux pilotes courant vers leurs véhicules/1969

Soulignons qu’en 1969, notre compatriote avait refusé de courirpour rejoindre sa voiture, traversant tranquillement la pisteen marchant, se dirigeant nonchalamment vers sa « Ford GT40 Mk1 », avant de prendre le temps d’attacher son harnais de sécurité et de s’élanceren dernière positionce qui ne l’empêcha pas de remporter, cette année là, ses premières « 24H du Mans ». Par cette initiative sécuritaire, Jacky Ickx venait, ainsi, de mettre fin à cette ancienne formule de départHistorique !

Départ des « 24 heures de Suindinum » (« La Serpe d’Or »/Albert Uderzo) © Ed. « Dargaud »/1962

Notons que cette ancienne formule du départ des « 24H du Mans » inspira Albert Uderzo (1927-2020), qui dessina le départ des « 24 heures de Suindinum », dans la seconde aventure d’ « Astérix », « La Serpe d’Or »publiée, en 1960, dans « Pilote » et éditée en album, en 1962, par « Dargaud ».

Arrêt au stand de la « Ford GT 40 » d’Ickx & Oliver/1966 © « Autoworld »

Evoquant l’histoire des 24h, venons en donc à cette brillante exposition, intitulée « 24H of Le Mans, 100 years of Race History » organisée en collaboration avec l’ « Automobile Club de l’Ouest », jusqu’au dimanche 28 mai, à « Autoworld », dont l’entrée donne sur l’esplanade du « Cinquantenaire ».

Jacky Ickx (à droite) et Oliver Sacks, vainqueurs des 24 Heures du Mans.

1969, 1er succès au Mans, sur une « Ford GT 40 », avec Keith Jack (Jackie) Oliver) © Ph. : « Le Soir »

Quinze voitures en relation avec Le Mans – qu’elle ait concouru ou qu’elle ait servi pour des essais – sont exposées, ayant été sélectionnées, avec soin, pour représenter, fidèlement, un bout d’histoire de la plus célèbre des courses d’endurance, … aucun bolide n’étant une  réplique.

Evoquons d’abord une « Ford GT40P », de 1966, le modèle exposé ayant été utilisé pour les essais de cette course, qui vit « Ford »  détrôner « Ferrari », trois véhicules de la firme américaine – créée, en 1903, par Henry Ford(1863-1947) – s’étant emparé des trois premières places.

La Porsche 917K de 1970, qui figure dans le film « Le Mans » de Steve McQueen (1971), est en vente chez RM Sotheby's à Monterey, en Californie, avec une estimation de 16 à 18,5 millions de dollars (13,6 à 15,7 millions d’euros). Photo © RM Sotheby's

La « Porsche 917K » du film « Le Mans » (1971) fut mise en vente, en Californie © Photo : « Sotheby’s »

A noter que c’est ce même modèle qui fut la vedette du film « Le Mans » (Lee H. Katzin/USA/1971/106′), dont l’acteur principal est l’Américain Steve McQueen (Terrence Stephen McQueen/1930-1980), … qui aurait voulu participer, comme authentique pilotepour une édition des « 24h du Mans », un rêve qui ne put réaliser vu que sa Société d’Assurances exigeait une somme de trois millions de dollars.

S’il dût accepterpour « Le Mans », de se laisser doubler par le piote automobile suisse Jo Siffert (Joseph Siffert/1936-1971), Steve McQueen réussit à s’inscrireavec Peter Revson (1939-1974/décédé lors des essais du « Grand Prix d’Afrique du Sud »), sur une  « Porsche 908/2 »aux « 12h de Sebring », en 1970, s’y classant secondlui qui, selon son fils, aurait possédé une centaine de voitures. Anecdote : l’ancien premier ministre français (2007-2012), né dans la Ville du MansFrançois Fillon (°1954), alors âgé de 17 ans, figure parmi les figurants, Jacky Ickx étant l’un des 41 pilotes professionnels ayant participé au tournage.

En Californie, en 2017, la « Porsche 917K » du film « Le Mans » (1971), fut mise en vente par « Sotheby’s »son acquéreur suisse  ayant dû débourser 12 millions d’Euros.

« Peugeot 905 Evo 1B », lauréate des « 24h du Mans », en 1992

Parmi les autres véhicules exposés, notons la présence d’une « Peugeot 905 Evo 1B », qui, en 1992, pilotée par le Français Yannick Dalmas (°Le Beausset/1961) et deux Britanniques, Mark Blundell (°Banet/1966) et Derek Warwick Alresford/1954), remporta l’épreuve  ainsi que le Championnat du Monde des Constructeurs, son chassis ayant  bénéficié de la technologie de « Dassault Aviation »  , son moteur étant proche de ce qui se faisait en « Formule 1 ».

L’ « Inaltéra » (1976), 11è au Mans (1977), avec Beckers et Lombardi © « Autoworld »

Qui connait la‘ « Inaltéra »modèle datant de 1976 ? Elle est la première voiture conçue et développée par Jean Rondeau (19461985), un pilote et constructeur automobile françaisnatif du Mans, qui est le seul à avoir remporté, en 1980, en 99 ans, les « 24H du Mans » au volant de sa propre création, ayant Jean-Pierre Jaussaud (1937-2021) comme co-pilote, … qui, quant à lui, remporta l’épreuve mancelle pour la seconde fois, après son succès de 1978, au volant d’une « Renault Alpine A442 », pilotée aux côtés de Didier Pironi (1952-1987). Notons que, terminant 11è (meilleur classement féminin de l’histoirede l’épreuve, en 1977, c’est à bord de cette « Inaltéra » que  Christine Beckers (°Uccle/1943), pilote féminine belge et sa conseur italienne Lella Lombardi (1941-1992) remportèrent, en 1977, la  « Coupe des Dames »aux « 24H du Mans », cette dernière étant la seule femme à s’être classée (21è, avec 0,5 point), en 1975, au  Championnat du Monde de « Formule 1 ».

Le dernier équipage féminin aux 24h du Mans avant cette année, Christine Beckers et Lella Lombardi en 1977.

Christine Beckers et Lella Lombardi, 11è au Mans, en 1977

A l’occasion de l’ouveture officielle de la présente exposition, le vendredi 31 mars, Christine Beckers fut interviewée sur le podium d’ « Autoworld », par Cindy Legrosreponsable en communication du musée, nous confiant quelques anecdotes, comme le fait qu’ayant découvert la « Formule 1 »à 15 ansen assistant, avec son père, à un « Grand-Prix de Belgique »sur le mythique circuit de Francorchamps, elle n’eut plus qu’une idée, contre l’avis de son paternel : devenir une pilote, ce qui ne put se réaliser que lorsqu’elle eut 21 ans, âge minimum requis pour pouvoir le devenir, elle qui  est la seule pilote féminine européenneà s’être qualifiée, à deux reprises, qui plus est, pour participer aux « 24H de Daytona« sur une « Inaltera » d’une part, et une « BMW M3 », d’autre part, ayant participé, par ailleurs, à trois éditions du « Dakar », en 1979, 1980 et 1982, passant ainsi de l’ovale de Daytona aux pistes du Rallye-Raid, créé par  Thierry Sabine (1949-1986).

La course ou la vie - 1

« La Course ou la Vie » (Christine Beckers/Ed. »Avant Propos »/2014)

Mais revenons aux « 24H du Mans », pour signaler que Christine Beckers y participa à quatre reprisesy remportant la « classe 2 Litres », en 1974, sur une « Chevron B23 »se classant 17è de l’épreuveépaulée par la Française Marie Laurent (1949-2015) et la Belge Yvette Fontaine (°Hasselt/1946). Ayant piloté 47 voituresde 20 marques différentes, en plus de 20 ans de carrière sportive, elle se reconvertit au journalisme, étant détentrice d’un diplôme de l’ « ULB », étant l’autrice d’un ouvrage intitulé « La Course ou la Vie »  (Ed. « Avant Propos »/2014).

« 24H of Le Mans, 100 years of Race History » © « Autoworld »

Outre douze autres véhicules présents au sein de cette exposition, nous pourrons découvrir, avis aux collectionneurs , plus de 150 voitures miniatures, ainsi que nombre d’objets en rapport avec différentes éditions des « 24H du Mans ».

« 24H of Le Mans, 100 years of Race History » © « Autoworld »

N’oublions pas qu’à l’étage, nous trouvons, au sein de la collection permanenteune section de voitures de compétitions, incluant la reconstitution d’anciens stands de ravitaillements.

Section Compétitions automobiles/1er étage © « Autoworld »

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Une «  Formule 1  Vaillante », au sein de l’espace dédié à Michel Vaillant © « Autoworld »

Jean Graton & Michel Vaillant © Ed. « Lombard »

Ces compétitions automobiles, sont également mises en valeur par un espace réservé à un héros de la bande dessinée franco belge « Michel Vaillant », créé, en 1957 par l’auteur français Jean Graton (1923-2021), qui eut l’idée de donner vie à ses voitures de papier, d’authentiques « Vaillantes » ayant participé à différentes éditions des « 24H du Mans ».

En 2017, 2è participation de voitures « Vaillante-Rebellion » aux « 24h du Mans » © Photo : PQR

Rayon bandes dessinées, n’oublions pas, de 7 à 77 ans, et même davantage, de consacrer quelques minutes à la découverte – proche des bolides de « 24H of Le Mans, 100 years of Race History » – de l’espace consacré à « Tintin », créé, en 1929, par « Hergé »  (Georges Remi/1907-1983), où, outre différents miniatures et copies de cases de BDune « Ford Modèle T » (fabriquée de 1908 à 1929), de la collection permanente d’ « Autoworld »est exposée, elle qui fut dessinée dans « Tintin au Congo » (1930-1931), au sein de l’hebdomadaire « Petit Vingtième »avant d’ête éditée en album, en noir et blanc, par « Casterman » (1931).

« Tintin au Congo » (« Hergé »/1931) © « Hergé-Moulinsart »/2023

La « Ford Modèle T »/1908-1927 © « Autoworld »

Tant pour les passionnés de courses automobiles que pour les amateurs de BDen pensant à nos enfantsune visite familiale  d’ « Autoworld » s’impose, l’exposition temporaire « 24H of Le Mans, 100 years of Race History » méritant le détour.

L’un des simulateurs de conduite automobile © « Autoworld »

Soulignons, enfin, que nous pouvons entrer dans la peau d’un pilote automobile, en utilisant l’un des simulateurs de conduite automobile  d’ « Autoworld »disponibles (sans frais supplémentairesles samedis, les dimanches et du lundi 01 jusqu’au vendredi 12 mai, dans l’espoir de réaliser le meilleur temps, comme si nous étions sur le circuit des « 24H du Mans ».

Ouverture : jusqu’au dimanche 28 mai, 7 jours sur 7, de 10h à 17h (18h, les sameds, dimanches & jours fériés). Prix d’entrée (collection permanente et expositions temporaires) : 15€ (12€, pour les seniors / 11€, pour les étudiants / 8€, de 6 à 12 ans / 0€, pour les moins de 6 ans). Contacts : 02/736.41.65 & info@autoworld.beSite web : http://www.autoworld.be.

Yves Calbert.

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