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« LOIN DE LINDEN », AU « THÉÂTRE ROYAL DE NAMUR », JUSQU’AU 02 MARS

« LOIN DE LINDEN », AU « THÉÂTRE ROYAL DE NAMUR », JUSQU’AU 02 MARS

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« LOIN DE LINDEN », AU « THÉÂTRE ROYAL DE NAMUR », JUSQU’AU 02 MARS

© Photo : Alice Piemme

« Un magnifique morceau de théâtre, porté par deux comédiennes qui donnent chair à deux personnages finement écrits, fascinants » (Audrey Chaix, pour  « toutelaculture.com »).

Voici un agréable spectacle théâtral (1h40′) de l’ « Atis Théâtre »de Mons – coproduit avec « Mars-Mons Arts de la Scène » le « Rideau de Bruxelles », recommandé dès 15 ans, écrit par Veronika Mabardi, mise en scène, scénographie costumes de Giuseppe Lonobile – présenté dans le  « Studio »au « Théâtre royal de Namur »avecsur scèneValérie Bauchau (Clairette), Véronique Dumont (Eugénie) et Giuseppe Lonobile (le petit-fils).

© Photo : Alice Piemme

Synopsis « Un homme convoque sur scène ses deux grands-mères, Eugénie et Clairette. La première, néerlandophone , est la fille du garde-chasse. La seconde, francophone et cosmopolite, est la fille du Général de Witte. »

Avec tendresseVeronika Mabardi puise dans son histoire personnelle et évoque la Belgique telle qu’elle était , il y a deux générations : ses souvenirs de guerreses conflits linguistiques, ses anecdotes savoureusescocasses et touchantes. Elle en a fait une œuvre intime à vocation universelleà la fois charnelleautobiographique et historique.

© Photo : Alice Piemme

En outre, elle écrivit : « En 1979, j’ai demandé à ma grand-mèreEugénie, de me raconter sa vie. (…) Je suivais l’intuition qu’il y avait quelque chose à comprendre dans la parole de cette vieille femme aimante, qui n’avait pas achevé ses études primaires, mais avait, selon ses propres dires ‘eu une belle vie’. Comprendre peut-être, pourquoi je me sentais ‘sans terre’, tiraillée entre deux languesdeux classes socialesdeux façons de ressentir le monde, et d’où venait ma colère devant les jugements hâtifs, les clichés de classe, de langue … « 

« J’ai passé des heures à enregistrer la voix d’Eugénie, sans savoir exactement ce qu’il fallait demander. Je n’osais pas évoquer sa rencontre avec mon autre grand-mèreMarie-Claire. Ou plutôt, l’absence de rencontre, puisqu’elles n’ont fait que se croiser. Car elles se sont à peine parlé et chacune refusait de me parler de l’autre (…) Dans l’idée d’écrire sur cette double loyauté contradictoire, ce déchirement à la fois intimeintellectuelpolitique et social, il m’a semblé évident que la moindre des choses était de donner aussi la parole à Marie-Claire. Cette fois, je savais très bien ce que je voulais entendre : je voulais savoir pourquoi la rencontre entre elles était impossible … »

© Photo : Alice Piemme

Avec « Loin de Linden », on plonge dans l’histoire de la Belgique, tout comme dans celle de deux famillesdeux façons de vivre : « c’est toute la Belgique, racontée autour d’une tasse de café ».

C’est au sein du Château de Linden, qu’elles se sont rencontrées, durant l’hiver, en 1960. Le petit-fils questionne ce qui s’est passé lors de cette seule  rencontre : ce qu’elles se sont dit et, surtout, ce qu’elles ne se sont pas dit. De ce que se diront ces deux femmes, tout semble anecdotique et, pourtanttout  est essentiel.

© Photo : Alice Piemme

C’est tellement touchant et amusant, qu’on finit par s’y retrouver, s’y reconnaitreCette famille ne serait-elle pas semblable à la nôtre ?

Lisons encore ce qu’écrit Catherine Makereel, pour « Le Soir » « Véronique Dumont incarne une femme formidablement terrienne, d’une profonde simplicité. Face à elle, Valérie Bauchau garde les manières mondaines de son personnage, issu de la haute. Cette rencontre improbable retisse les  morceaux éparpillés du puzzle attachant qu’est l’histoire belge. »

Quant à Christian Jade, pour la « RTBF » : « Courez voir ‘Loin de Linden’ (…) Une tendresse sans mièvrerie. Et un humour qui irrigue le texte, porté par deux formidables interprètes. Véronique Dumont, impayable drôlesse en ‘paysanne’ du petit Village de Linden, sans éducation mais non sans bon sens, une vraie servante de Molière ressuscitée, accent flamand en prime. Et Valérie Bauchau, fille de bourgeois ruiné par la crise de 1929 (…) qui a la morgue d’un ‘Don Juan’ en jupons, la prétention d’une femme savante, mais qui finit par s’attendrir en écoutant la … femme de Sganarelle raconter sa vie. »

© « Théâtre royal de Namur »

Représentations : du mardi 27 février jusqu’au vendredi 01 mars, à 19h, le samedi 02 mars, à 18h. Contacts : 081/22.60.26  info@theatredenamur.beSite web : https://www.tccnamur.be/.

Yves Calbert.

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