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« DIERIC BOUTS, CRÉATEUR D’IMAGES », AU « M LEUVEN », JUSQU’AU 14 JANVIER

« DIERIC BOUTS, CRÉATEUR D’IMAGES », AU « M LEUVEN », JUSQU’AU 14 JANVIER

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« DIERIC BOUTS, CRÉATEUR D’IMAGES », AU « M LEUVEN », JUSQU’AU 14 JANVIER

Dieric Bouts, Leuvense Vlaamse Meester

 Dieric Bouts

Surprenant, … dans le hall d’entrée du « M Leuven »un superbe Musée d’Art, nous découvrons une bicyclette de la firme « Eddy Merckx Bikes » !!! Que vient-elle faire en ce lieu dédié aux artistes ? Quel rapport de ce moyen de locomotion contemporain avec une exposition consacrée à un peintre du XVè siècle, Dieric Bouts (vers 1410-1475), aussi appelé Dirk Bouts ?

Kan een afbeelding zijn van 12 mensen, fiets en tekst

Un vélo de la firme « Eddy Merckx », vendu aux enchères © « MLeuven »

Nous le découvrons au sein d’un couloir sis entre les première et deuxième salles. De fait, côte à côte, nous trouvons deux portraits, une peinture – prêtée par le « Museum Boijmans Van Beuningen », de Rotterdam – du visage du Christ, « Vera Icon » (vers 1456-1464),  due à Dieric Bouts, et une photographie (©« Belga »/1972) de celui d’ « Eddy » Merckx (Edouard MerckxMeensel-Kiezegem/1945),  après l’un de ces succès, à Schoten. La raison de cette présentation particulière : une similitude manifeste de masques de souffrances, … même si nous ne pouvons estimer comme identiques la souffrance d’un supplicié avec celle d’un « forçat de la route » …

Portrait du cycliste Eddy Merckx à côté du Christ souffrant présentés dans l'exposition « Dieric Bouts. Créateur d’Images », M Leuven 2023. Photo : © Tom Hebots

Eddy Merckx (© « Belga »/1972) et « Christ souffrant » (Dieric Bouts) ©  Ph. : Tom Herbots/« M Leuven »

… Dans le même esprit notre championne européenne, mondiale et olympique d’heptathlon, « Nafi » Thiam (Nafissatou ThiamBruxelles  /1994) voit son portrait  Ph. : Julian Finney/2017) confronté à celui du Christ« Vera Icon » (1466), créé par Dieric Bouts.

Het Laatste Avondmaal verliet voor het eerst de Sint-Pieterskerk voor M Leuven.

Nafi Thiam (©  Ph. : Julian Finney/2017) et « Vera Icon » (D. Bouts/1466) © Ph. : Tom Herbots/« M Leuven »

… Mais cette confrontation ne se limite pas au secteur sportifla bande dessinée, le cinéma, la publicité et les jeux vidéo étant, également, exploités, plusieurs photographies et un extrait de film de « Star Wars », une saga de 9 films (1977-2019), dûe au réalisateur américain  George Lucas Modesto/1944), figurant au sein de cette scénographie des plus réussies, Dieric Bouts et George Lucas ayant créé, à cinq siècles de distance, un univers pas nécessairement réaliste, mais familier.

« La Chute des Damnés » (Dirk Bouts)  

« La chute des damnés », Dieric Bouts, ca. 1450 | « Star Wars: Attack of the Clones (2002) », digital concept art, Ryan Church

« La Chute des Damnés » (Dieric Bouts/vers 1450/© « Palais des Beaux-Arts »/Lille) et « Attaque des Clones »   (« Star Wars »/© George Lucas/2002) © Photo-montage/Concept digital : Ryan Church/2023

Confrontation du film « Star Wars » (XXè s.) et de peintures (XVè s.) © « M Leuven »

Ici, c’est la comparaison entre certains décors d’oeuvres de Dieric Bouts et diverses scènes contemporaines de science-fiction qui sont  mises à l’honneurune intelligente manière d’intéresser de jeunes visiteurs à la peinture ancienne, des vidéos nous présentant, aussi,  dans l’une des sallesdeux icônes américaines du XXIè siècleactriceschanteuses & compositrices,« Beyoncé » (Beyoncé Giselle KnowlesHouston/1981) et « Lady Gaga » (Stefani GermanottaNew York/1986) confrontée à une icône du XVè siècle, la Vierge Marie.

LOS ANGELES, CA - 12 FÉVRIER : la chanteuse Beyoncé lors des 59e GRAMMY Awards au STAPLES Center le 12 février 2017 à Los Angeles, Californie.  (Photo de Christopher Polk/Getty Images pour NARAS)

« Beyoncé », 32 fois primée aux 59è « Grammy Awards »/2017 © « Getty Images »

L’ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU

« L’Évangile selon Saint-Matthieu » (Pier Paolo Pasolini/1964) © « Compass Film »

Dieric Bouts, Triptyque de la descente de Croix en harmonie avec L’Évangile selon Saint Mathieu de Pier Paolo Pasolini, présentés dans l'exposition « Dieric Bouts. Créateur d’Images », M Leuven, 2023. Photo : © Ralph Vankrinkelveldt

« Triptyque de la Descente de Croix » et « L’Evangile selon Saint-Mathieu » © Ph. : R. Vankrinkelveldt

Concernant le retour de cette toile à Leuvenl’échevin de la Culture et président du conseil d’administration du « M Leuven »Bert Cornillie déclara : « Leuven est véritablement le berceau de Dieric Bouts. C’est pourquoi nous sommes particulièrement ravis qu’après cinq siècles, une de ses œuvres les plus impressionnantes ait pu faire le voyage depuis Grenade pour être exposée chez nous pour la première fois. Cette exposition est donc une première internationale, car jamais auparavant autant d’œuvres originales du maître flamand (25, ndlr) n’ont été exposées en un seul endroit ».

« Triptyque de la Descente de Croix » ((Dieric Bouts/1450-1458) © Cathédrale/Grenade

Côté cinéma, notons encore la présencedans l’avant dernière salle, d’agrandissements d’images, en noir et blanc, du film « L’Évangile selon saint Matthieu » (1964), du réalisateur italien Pier Paolo Pasolini (1922-1975), jouxtant, entre autres, le « Triptyque de la Descente de Croix » (1450-1458), qui a quitté le lieu de sépulture de la reine Isabelle Ière de Castille {1451-1504} et du roi Ferdinand II d’Aragon {1452-1516} , la « Chapelle royale » de la cathédrale de Grenade pour la première fois depuis le XVIè siècleafin d’être  restaurépar l’ « IRPA » (« Institut Royal du Patrimoine Artistique »), au Cinquantenaire, de 2024 à 2026, après sa présentation, à Leuven.

Ce chef-d’œuvre exceptionnel sera étudié par le laboratoire de dendrochronologie et le laboratoire des peintures, avant de faire l’objet d’un traitement de conservation-restauration minutieux dans l’atelier des peintures, sous la direction de la conservatrice-restauratrice  Livia Depuydt, et d’une recherche en histoire de l’artpar le « Centre d’études des Primitifs flamands »

Restauratie werk Dieric Bouts

Restauration récente du « Martyre de Saint-Etienne » (Dieric Bouts) © « M Leuven »

Evoquant les indispensables restaurations d’oeuvres d’art, signalons que « Le Martyre de Saint-Etienne », également exposéa été récemment restauréavec l’appui de « La Fondation Roi Baudouin »via le « Fonds M-Life »sa précédente restauration remontant à 1952.

Fichier:Dierick Bouts - Triptiek van het martelaarschap van de heilige Erasmus.jpg

Tryptique « Le Martyre de Saint-Etienne » (Dieric Bouts) © « M Leuven »

Pour le « M Leuven », le concept de cette exposition est radical. Dieric Bouts n’était pas un génie romantique, ni un inventeur brillantmais un créateur d’images. Il peignait ce que l’on attendait de lui et il y excellait, comme le démontrent, entre autres, ses chefs-d’œuvre « Le Martyre de Saint-Etienne » et « La Cène »tous deux présents au sein de « Dieric Bouts, Créateur d’Images », ces deux tableaux - commandés par la « Confrérie du Saint-Sacrement » – étant, habituellement accrochés dans la collégiale Saint-Pierre, à Leuven.

Triptiek met het Laatste Avondmaal en bijbelse taferelen: Laatste Avondmaal (middenpaneel)

« La Cène » (peinture centrale d’un tryptique/Dieric Bouts) © « M Leuven »

Voilà pourquoi le « M Leuven » juge judicieux de rapprocher Dieric Bouts à des créateurs d’images d’aujourd’hui : auteurs de bandes dessinées ou de publicitéscinéastes, développeurs de jeux vidéo, icônes du « show-biz » et photographes sportifs.

Concernant le vélo, inspiré de « La Cène »fabriqué par « Eddy Merckx Bikes », notons qu’il fut vendu aux enchères, entre le samedi 02 et le mardi 19 décembre, le produit de la vente ayant été intégralement versé à l’action caritative « De Warmste Week » (« La Semaine la plus chaleureuse »).

Christ dans la maison de Simon le pharisien, ch.  1450 de Dirk Bouts

« Christ dans la maison de St.-Paul le pharisien (D. Bouts/vers 1465-1470) © « Staatliche Museen »/Berlin

« Bien sûr, je parcours régulièrement notre grande exposition consacrée à Dieric Bouts. Tendant toujours l’oreille pour capter les réactions chuchotées par nos visiteurs. Il règne une atmosphère très festive, surtout à l’endroit où nous associons visuellement une photo sportive historique d’Eddy Merckx à la représentation du Christ par le Maître, cette œuvre du XVè siècle faisant toujours l’objet de conversations, ici, à Leuven, cinq siècles plus tard. Nous sommes ravis que cela ait également inspiré l’équipe derrière « Eddy Merckx Bikes’ à créer un cycle unique, en hommage à Dieric Bouts », déclara Peter Bary, le directeur général du « M Leuven ».

Dieric Bouts (vers 1410-1475), Jésus et saint Jean-Baptiste, huile sur panneau, 73 x 56 cm,... Dirk Bouts et son temps à Louvain

 » Jésus et Saint -Jean-Baptiste » (détail/D. Bouts/vers 1410-1475) © « Gemäldegalerie »/Berlin

De son côté, Pieter Vanheeswijck, chargé de communication d’ « Eddy Merckx Bikes » ajouta : « Dans notre concept, tout se joue dans les détails. Sur le tube diagonal, nous avons donné une place de choix à Jésus et au lustre accroché au-dessus de lui. Les motifs remarquables du carrelage ornent la fourche et le triangle arrière. Sur le tube de selle sont évoqués les vêtements des apôtres. Les teintes dominantes du vélo, le rouge et le blanc, rappellent celles de ‘La Cène’. Nous avons aussi ajouté à l’ensemble un léger effet de patine, qui renvoie au processus de vieillissement naturel du tableau. À mesure que l’on scrute plus attentivement le vélo, on découvre de pl us en plus de détails – comme c’est le cas pour les œuvres de Dieric Bouts. »

Maintenant, intéressons-nous davantage à Dieric Bouts, lui-même, un Maître flamand néerlandais des plus importants, que certains considèrent comme étant l’égal de Jan Van Eyck (vers 1390-1441) ou de Rogier Van der Weyden (1399/1400-1464), des peinturede ces deux derniers nous étant, également, présentées au « MLeuven », de même que quelques oeuvres de Petrus Christus (1410-1475).

‘Man van Smarten’, Dieric Bouts, ca. 1470, M Leuven

« L’homme de douleur » (Dieric Bouts) © « M Leuven »

Plusieurs « Vera Icons » (« Vraies Icônes »du Christ nous sont présentées. Selon la légende, durant le chemin de croix de Jésus Christce dernier s’essuya le visage sur un voiletendu par Sainte-Véroniqueson visage restant imprimé sur le voile. L’on nomme  « Vera Icon » cette image, qui n’est pas le produit d’une action humaine.

Ayant passé la majeure partie de sa vie à LeuvenDieric Bouts fut nommé, en 1472, peintre municipal de cette ville flamande, qui connaissait, alors, son âge d’orgrâce à sa célèbre Université, fondée, en 1425. par le duc Jean IV de Brabant (1403-1427), … Un contexte idéal pour l’épanouissement de cet artiste peintre, créateur de paysages à l’ambiance surnaturelle, de portraits puissants et de  scènes d’une grande richesse.

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« Annonciation » (Dieric Bouts/vers 1450-1455) © « The J. Paul Getty Museum »/Los Angeles

Pour un jeune peintre ambitieux, nul doute que Leuven – ville prospère, comptant un grand nombre de clients potentiels – était l’endroit idéal pour s’installer, alors que l’église Saint-Pierre était à moitié achevée et que la première pierre de l’hôtel de ville venait d’être posée.

« Saint-Luc dessinant la Vierge à l’Enfant » (R. van der Weyden/vers 1435-1440) © « Museum of Fine Arts »/Boston

De fait, si des peintres plus ancienstel Jan van Eyck, maniaient une perspective plus instinctive, pas strictement exacte, soulignons que  Dieric Bouts a été le premier peintre de nos régions à avoir recours à ce qu’on appelle la « perspective à point de fuite », venue d’Italie, toutes les lignes visuelles d’un tableau convergeant vers un seul et même pointcette technique ne se généralisant qu’à la  Renaissance, un demi-siècle plus tard.

Tryptique « La Cène » © « M Leuven »

La dernière salle nous attend avec une seule oeuvre, le tryptique intitulé ‘La Cène », que Dieric Bouts réalisa, à Leuven, sous le contrôle permanent de deux professeurs en théologieGielis Bailluwel et Jan Vaerenacker, un contrat ayant été signé, le 15 mars 1464, précisant que l’artiste louvaniste ne pourrait réaliser aucune autre peinture, tant que « La Cène » ne serait pas terminée.

Dernière salle : « La Cène » © « M Leuven » © Photo : Dominique Provost

Cette toile sera restaurée, à Bruxelles, dans les locaux, sis au Cinquantenaire, de l’ « IRPA » (« Institut Royal du Patrimoine Artistique »au Cinquantenaireavant d’être présentée, à nouveau, à Grenade.

A noter que Sa Majesté la reine Mathilde a pu se rendre compte de la qualité du travail de Dieric Bouts en visitant cette exposition, le  mardi 19 décembreles oeuvres présentées nous venant d’Allemagne (Frankfurt am Main/« Städel Museum »), d’Autriche  (Vienne « Kunsamlungen der Akademie der Bildenden Künste »), d’Espagne (GrenadeCathédrale), des Etats-Unis (Los Angeles/« Lucas Museum of Narrative Art »), de France (Paris/« Le Louvre »), d’Italie (Florence/« Musei del Bargelo »), des Pays-Bas (Amsterdam/« Rijksmuseum »),  du Portugal (Lisbonne/« Calouste Gulbenkian Museum ») & du Royaume-Uni (Londres/« The National Gallery ») & Belgique (Antwerpen « Koninklijk Museum voor Schone Kunsten »). Au total, les oeuvres exposées nous viennent de 34 musées ou autres lieux d’expositions, répartis dans dix pays.

La reine Mathilde en visite au « M Leuven » © « Palais royal »

Lisons, enfin, le props de Mohamed Ridouanile bourgmestre de Leuven : « Dieric Bouts était un pionnier de son temps en tant qu’habitant de Leuven et peintre de la ville. Avec cette rétrospective destinée à un public international, nous lui rendons hommage en tant qu’innovateur et explorateur de nouveaux horizons et nous plaçons Leuven sur la carte culturelle internationale. »

A nous, profitant du présent congé scolaire, de (re)découvrir cette intéressante exposition, qui nous est proposée à un prix d’entrée fort abordablele rapport qualité-prix étant excellent (voir ci-dessous) !

Ouverture : jusqu’au dimanche 07 janvier 2024, le lundi, mardi, vendredi & samedi, de 11h à 18h, le jeudi, de 11h à 22h. Prix d’entrée :  12€ (10€, pour les habitants de Leuven et les partenaires / 5€, de 19 à 25 ans inclus / 2€, en tarif social / 0€, jusqu’à 18 ans inclus, pour l’accompagnateur d’une personne porteuse d’un handicap & les détenteurs d’un museumPASSmusées. Catalogue (Ed. « Hannibal Books »   « M. Leuven »/2023/Inigo Bocken, Jordan Marie BookerTill-Holger BorchertPeter CarpreauMarjan DebaeneBart Fransen  Valentine Henderiks, Stephan Kemperdick, Didier Martens & Gust Van den Begh /2023/textes en anglais/ cartonné/ 240p.) : 35€ Livret-Catalogue (Ed. « Openbaar Kunstbezit Vlaanderen »/Matthias Depoorter/ 2023/textes en français/broché/40 p.) : 15€.  Contacts : 016/27.29.29 & info@mleuven.be. Site web : http://www.mleuven.be.

Signalons que Dieric Bouts possédait un atelier au N° 5 de la Minderbroedersstraat, dans une maison qui s’appelle, à présent, « Eygen Heerd », propriété de la « KU Leuven », quelques éléments médiévaux y ayant été conservés. A l’arrière de cet habitatDieric Bouts  possédait son vignoble, Leuven étant réputée, vers la fin du Moyen-Âge, pour ses vignobles.

Fichier:42376-Eygen Heerd.jpg

L’ancienne maison et atelier de Dieric Bouts, aujord’hui nommée « Eygen Heerd »

A noter que la Ville de Leuven vit, jusqu’au dimanche 14 janvier 2023son « Dieric Bouts Festival », qui nous propose, outre cette  brillante exposition « Dieric Bouts, Créateur d’Images »au « M Leuven » :

** « Bouts and beyond »à l’Hôtel de Ville : récits, personnages et perspectives de 1468 à nos jours. Dans la foulée de Diercic Bouts, nous traverserons plusieurs salles historiques, habituellement fermées au public. Nous pourrons, entre autres, admirer une copie de « La Justice de l’Empereur Otton III »une oeuvre spécialement créée par Dieric Bouts pour cet endroit. Une projection spéciale nous révélera l’histoire choisie par le peintre pour illustrer ces scènes. Nous aurons, aussi, l’occasion de rencontrer Dieric Bouts en personne, ressuscité par un hologramme innovant. Au delà de regarder vers le passé, le parcours nous invite, également, à réfléchir à l’importance actuelle du concept de justice et à ses applications concrètes.

« La Justice de l’Empereur Otton III » (Dieric Bouts/1468) © « Musée des Beaux-Arts de Belgique »

** « The Off Hours »dans la Collégiale Saint-Pierre : une installation audio et vidéo, création de l’artiste américaine Jill Magid  (°Bridgeport/ 1973), qui s’est inspirée du passé mouvementé du tryptique « La Cène »chef d’oeuvre de Dieric Bouts.

** « Savoir enchaîné », à la Bibliothèque universitaire : à partir d’objets et de récits uniques, cette exposition propose d’aborder les « fake news », la censure et l’information à l’époque de Dieric Bouts et de nos jours. Nous constaterons que l’accès – ou le non accès – au savoir était jadis tout autant à l’ordre du jour qu’aujourd’hui et que les livres publiés voici quelques siècles avaient un impact qu’internet à heure actuelle.

Par ailleurs, également au « M Leuven », une exposition d’art contemporain, du groupe « Doka », est à voir jusqu’au lundi 15 janvier, les oeuvres exposées appartenant au « Cera »de la Communauté flamande et de la Ville de Leuven

Yves Calbert

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