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14È « RAMDAM, LE FESTIVAL DU FILM QUI DÉRANGE », À TOURNAI, DU 12 AU 22 JANVIER

14È « RAMDAM, LE FESTIVAL DU FILM QUI DÉRANGE », À TOURNAI, DU 12 AU 22 JANVIER

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© « Tournai Ramdam Festival » © Illustration : Charly Desoubry « Aujourd’hui, c’est dimanche, les cinémas sont pleins, les oiseaux dans les branches regardent les humains », écrivit Jacques Prévert, cette citation nous étant confiée, dans son édito du programme, par Jean-Pierre Winberg, président du « Tournai Ramdam Festival ». Il poursuit : « Sur le tapis rouge d’ ‘Imagix’, notre Festival se veut un événement

14È « RAMDAM, LE FESTIVAL DU FILM QUI DÉRANGE », À TOURNAI, DU 12 AU 22 JANVIER

 

© « Tournai Ramdam Festival » © Illustration : Charly Desoubry

« Aujourd’hui, c’est dimanche, les cinémas sont pleins, les oiseaux dans les branches regardent les humains », écrivit Jacques Prévert, cette  citation nous étant confiée, dans son édito du programme, par Jean-Pierre Winberg, président du « Tournai Ramdam Festival ».

Il poursuit : « Sur le tapis rouge d’ ‘Imagix’, notre Festival se veut un événement qui favorise le vivre ensemble, l’échange collectif, le partage et la diversité et , bien sûr, … l’amour et la passion du cinéma. »

10e édition : que le Tournai Ramdam Festival a bien grandi !

Jean-Pierre Winberg © Photo : « DH »/2020

« Depuis 14 ans, nous avons voulu que le ‘Tournai Ramdam Festival’ soit une ouverture sur le monde, pour vous aider à mieux le comprendre et à le regarder autrement. Dans une époque où, un peu partout, la croyance l’emporte sur la connaissance, la ligne éditoriale de notre Festival est, plus que jamais, une oeuvre indispensable, nécessaire et salutaire. »

« Les thématiques censées remuer, choquer, nous interpeller se multiplient. Quand on a commencé, Éric Derwael et moi, on devait chercher les films qui dérangeaient. Cela s’est transformé complètement. Maintenant on a vraiment l’embarras du choix. Cela montre que notre société, notre monde ne se portent pas bien ! » 

A Tournai, la totalité de la programmation du 14è « Festival du Film qui dérange »plus simplement nommé « Tournai Ramdam Film Festival » ou « Ramdam », ayant pour cadre le complexe cinématographique « Imagix »lieu où se déroulera le « Gala d’Ouverture » le vendredi 12 janvier, à 19h30, avec la projection de :

*** « Femme » (Ng Choon Ping & Sam H. Freeman/U.K./2023/99’/film projeté en présence de Lubna Azabal, la marraine du « Tournai Ramdam Festival », lauréate, entre autres, en 2012 et en 2019, de deux « Magritte de la meilleure actrice », ainsi que, en 2015, d’un  « Magritte de la meilleure Actrice dans un second Rôle »)

Femme

« Femme » (Ng Choon Ping & Sam H. Freeman)

Synopsis : « Jules, mieux connu sous son nom de scène, ‘Aphrodite Banks’, est l’une des artistes de drag les plus acclamées de Londres. Après un spectacle, il sort pour acheter des cigarettes, lorsqu’il est brutalement agressé par une bande de voyous homophobes. Quelques mois s’écoulent, et, un jour, dans un sauna gay, au travers d’un rideau de vapeur, Jules reconnaît un visage : celui de son agresseur … »

Critique publiée par « Screen Daily » : « Premier film très impressionnant du duo Freeman/Choon Ping‘Femme’ est subversif, dérangeant et sexuellement chargé. (…) Terriblement efficace, ce ‘revenge movie’ redéfinit le style néo-noir en exploitant un crime de haine et en transformant sa puissance en un thriller érotique et transgressif. »

Pour le « Gala de Clôture », le lundi 22 janvier, à 19h30, nous assisterons à la projection de :

*** « One Life » (James Hawes/U.K./2023/110’/avec Anthony Hopkins)

« One Life » (James Hawes)

Synopsis « D’après l’histoire vraie du Britannique Nicholas Winton (1909-2015). Avant le début de la Seconde Guerre mondiale, âgé de 29 ans, il sauve 669 enfants tchécoslovaques dont beaucoup sont juifs d’une mort certaine dans les camps d’extermination nazi … »

Le premier week-enddes 13 et 14 janviersera consacré à la section « Côté Courts », consacré aux courts-métrages. Côté  international15 courts seront en compétition, répartis en trois séances de cinq filmsces courts étant produits ou co-produits par 15 pays (Afrique du SudArménieAutricheBrésilChypreEtats-Unis, FranceHongrieGrèceIranIslandeJordanieMexique Royaume-Uni et Belgique), cinq courts participant, en une séanceà la compétition nationale.

La remise des Prix de cette section « Côté Courts » sera organisé le dimanche 14 janvier, à 21h30.

Durant ce premier week-end, des séances « Spéciales Kids » (4-8 ans & 8-12 ans) seront programmées, en partenariat avec le « CEC Imagine » de la « Maison de la Culture », dans le cadre d’un atelier d’initiation au cinéma à destination des enfants. L’objectif est de développer leurs connaissances et leur esprit critique face au cinéma. Ainsi, après une vision des courts-métragesles enfants sont invités à sélectionner leurs « coups de cœur ».

A souligner, concernant les court-métragesune intéressante initiative du « Tournai Ramdam Festival », l’organisation de « Balance ton Short », destiné à encourager la créativité des jeunes, l’intérêt pour le cinéma et révéler de nouveaux talents. Ce concours de  courts-métrages qui dérangentréalisés à l’aide de caméras de poche (téléphone portable, « GoPro », …) et n’excédant pas 2 minutes. Il permet à tous, avec de petits moyens, de s’essayer à la réalisation.  La séance de « « Balance ton Short » se déroulera le samedi 13 janvier, à 14h, alors qu’une « master class »sur ce thèmesera organisée.

Pour les plus petitsde 4 à 12 ansle second week-enddes 20 et 21 janvier, le « Tournai Ramdam Festival » organise  gratuitementdes animationsateliers et jeux et animations, … ceci, alors que leurs parents découvrent, en toute tranquillité, un film du  « Festival qui dérange ».

Le samedi 13 janvierle cinéma belge étant mis à l’honneur, un casting sera organisé pour le prochain film du cinéaste nivellois François Troukens, co-réalisateur, en 2017, de « Tueurs » (Bel.-Fra./86’/avec Olivier GourmetBouli LannersNatasha Régnier & Lubna Azabal, cette dernière ayant remporté, pour ce film, en 2019, le « Magritte de la meilleure Actrice »ce film étant le lauréat, en 2018,  du « Prix du Public du meilleur Long-Métrage »au « Festival du premier Film francophone », à La Ciotat).

… Et si nous évoquions, à l’instant, Lubna Azabal, dans un film de 2017, nous la retrouvons, elle qui est la « marraine » du Festival, dans la distribution d’un des 66 longs-métrages programmés :

*** « Amal » (Jawad Rhalib/Bel.-Fra./2023/100’/avec Lubna Azabal – lauréate, pour ce film, en 2023, du « Prix de la meilleure  Actrice », au  » Black Nights Film Festival »à Tallinncapitale de l’Estonie – & Fabrizio Rongionefilm projeté en première mondiale, en 2023, au « Film Fest Gent »)

Critique : Amal

Lubna Azabal (au centre), dans « Amal » (Jawad Rhalib)

Synopsis : « Professeure de français dans une école laïque bruxelloise, ‘Amal’ encourage ses élèves à cultiver la passion de la lecture, revendiquer la liberté d’expression et prôner l’acceptation de l’autre. Ses pratiques pédagogiques audacieuses vont changer la vie de ses élèves mais son franc-parler dérange la communauté musulmane qui s’oppose à sa démarche avec virulence … »

Critique de Douglas Tolley, pour « Cinergie.be » : « ‘Amal’ est assurément l’un des films belges les plus marquants de 2023, … une petite pépite qui révèle de manière brutale et sans concession les affres de la radicalisation en milieu scolaire en Belgique francophone. Avec une performance XXL, Lubna Azabal crève littéralement l’écran dans un film à mi-chemin entre fiction et réalité. » 

Trois projections sont programmées : le jeudi 18 janvier, à 21h, en présence du réalisateurJawad Rhalible lundi 15 janvier, à 18h30 et le mardi 16 janvier, à 08h30, … des projections ouvertes à tous étant programmées en matinée pour la première année.

A voir, assurément, le 10è long-métrage du réalisateur belge Joachim Lafosse (lauréat, entre autres, de 8 « Magritte du Cinéma », pour 4 de ses films, et d’un « César du meilleur Film étranger »qui – grand absent, en 2023, au « FIFF » & au « Film Fest Gent » – s’est inspiré de l’affaire de lavocat belge Victor Hisselcondamné pour détention d’images pédopornographiques, alors qu’il fut le conseil hyper médiatisé des parties civiles constituées contre Marc Dutroux :

*** « Un Silence » (Joachim Lafosse/Fra.-Bel./2023/99’/avec Daniel Auteuil/film projeté, le samedi 13 janvier, à 21h, en avant-première belgeen présence de son réalisateur)

Daniel Auteuil, Emmanuelle Devos et le jeune Matthieu Galoux composent un trio familial au bord du précipice.

Daniel Auteuil dans « Un Silence » (Joachim Lafosse)

Synopsis : « Alors qu’elle garde le silence depuis plus de 25 ans, Astrid, épouse d’un avocat reconnu, voit son quotidien perturbé lorsque ses enfants se mettent à enquêter … »

Critique de Caroline Vié, pour « 20 Minutes » : « Regarder ‘Un Silence’ n’est pas une partie de plaisir. L’intensité des rapports entre les personnages rend l’expérience poignante mais fort satisfaisante pour tout spectateur qui se passionne pour la mécanique du crime et de la justice. Joachim Lafosse est un fin observateur d’une nature humaine qu’il retranscrit brillamment à l’écran … »

Autres films plébiscités par l’équipe de programmation :

*** « Io Capitano » (« Moi, Capitaine »/Matteo Garrone/Ita.-Bel./2023/121’/film lauréat, en 2023, du « Lion d’Argent du meilleur Réalisateur » &, pour Seydou Sarrdu « Prix Mastroianni du meilleur Espoir »à la « Mostra de Venise »)

Dans « Io capitano » (« Moi, capitaine »), Matteo Garrone nous met dans la peau de deux jeunes Sénégalais candidats à l’exil vers Europe, campés par Seydou Sarr Moustapha Fall.

« Io Capitano » (« Moi, Capitaine »/Matteo Garrone)

Synopsis : « Seydou et Moussa, deux jeunes sénégalais, âgés de 16 ans, décident de quitter leur terre natale pour rejoindre l’Europe. Mais sur leur chemin les rêves et les espoirs d’une vie meilleure sont très vite anéantis par les dangers de ce périple. Leur seule arme dans cette odyssée restera leur humanité … »

Critique publiée dans « The Hollywood Reporter » : « Interprété de façon indélébile par Seydou Sarr, un acteur non-professionnel, qui nous offre une performance d’une maturité remarquable, (…)Matteo Garrone ne se trompe presque jamais avec cette œuvre composée avec soin, une aventure émaillée de moments à l’horreur nauséabonde mais d’une beauté et d’une grâce enchanteresse. »

*** « Kokomo City » (D. Smith/USA/documentaire/2023/73′)

0Kokomo City » (D. Smith)

Synopsis :  » ‘Kokomo City’ relate la vie de quatre femmes noires transgenres et leurs expériences en tant que travailleuses du sexe, à New York et dans l’Etat de Géorgie … »

Critique publiée dans « Variety » : « Les sujets de D. Smith … n’ont pas peur d’offenser, mais ils sont, également, incroyablement éloquents dans leur analyse irrévérencieuse de la marche du monde … ‘Kokomo City’ n’a jamais eu vocation à être poli ou politiquement correct, d’ailleurs. Ces femmes n’ont rien à cacher. »

*** « Allo la France » (Floriane Devigne/Fra.-Sui./documentaire/2023/77′)

« Allo la France » (Floriane Devigne)

Synopsis : « Dans ce road-movie ‘téléphonique’, Floriane Devigne nous propose une balade dans la France dite ‘périphérique’. De villages reculés en zones abandonnées, guidée par des conversations téléphoniques récoltées dans les dernières cabines publiques, elle porte un regard amusé, critique et grinçant sur notre société en pleine mutation. »

Critique publiée par le Festival « Visions du Réel », à Nyon : Une pépite, un rayon de soleil. »

*** « Bâtiment 5 » (Ladj Ly/Fra.-Bel./2023/film du réalisateur du long-métrage « Les Misérables »lauréat, en 2019, du « Prix du Jury »au « Festival de Cannes » et de 4 « César »)

Photo du film : Bâtiment 5

« Bâtiment 5 » (Ladj Ly)

Synopsis : « Haby, jeune femme d’origine malienne, découvre le plan de réaménagement de son quartier mené en catimini par Pierre Forges, jeune pédiatre soudainement propulsé maire. Celui-ci prévoit la démolition de l’immeuble où la jeune femme a grandi. Avec d’autres habitants, Haby se lance dans un bras de fer contre la municipalité … »

Critique de Jacky Bornet, pour « France Info Culture » : « ‘Les Misérables’ avait révélé un cinéaste, ‘Bâtiment 5’ le confirme, Ladj Ly sait raconter et mettre en scène des histoires. Il puise dans son vécu dans les banlieues une dramaturgie quasi-antique, en la filmant à l’américaine, avec dynamisme et relances. »

*** « Le Ravissement » (Iris Kaltenbäck/Fra./2023/97′)

« Le Ravissement » (Iris Kaltenbäck)

Synopsis : « Lydia, sage-femme très investie dans son travail, est en pleine rupture amoureuse. Au même moment, sa meilleure amie, Salomé, lui annonce qu’elle est enceinte et lui demande de suivre sa grossesse. Le jour où Lydia recroise Milos, une conquête d’un soir, alors qu’elle tient le bébé de son amie dans ses bras, elle s’enfonce dans un mensonge, au risque de tout perdre … »

Critique publiée par « Le Bleu du Miroir » : « ‘Le Ravissement’ nous interroge, avec subtilité : à quel point le désespoir et l’abyssale solitude peuvent- ils pousser un être fragile […] à commettre l’irréparable ? Habilement, sans excuser ses agissements immoraux, [elle suggère la souffrance de Lydia], raconte comment elle se ment à elle-même en men- tant aux autres, au point de finir par faire de cette illusion complexe sa nouvelle réalité. »

*** « Notre Corps » (Claire Simon/Fra./documentaire/2023/168′)

« Notre Corps » (Claire Simon)

Synopsis : « Claire Simon a eu l’occasion de filmer à l’hôpital l’épopée des corps féminins, dans leur diversité, leur singularité, leur beauté tout au long des étapes sur le chemin de la vie. Un parcours, filmé sans jugement, de désirs, de peurs, de luttes et d’histoires uniques que chacune est seule à éprouver … »

Critiques publiées : « Violent et doux, sensible et dévastateur, un grand documentaire » (« Ouest France »). « Tout simplement un pur joyau d’humanité et de féminité » (« Le Monde »).

*** « The Zone of Interest » (Jonathan Glazer/USA-UKPol./2023/106′)

« The Zone of Interest » (Jonathan Glazer)

Synopsis : « Le commandant d’AuschwitzRudolf Höss, et sa femme, Hedwig, s’efforcent de construire une vie de rêve pour leur famille dans une maison avec jardin à côté du camp … »

Critique de Margaux Baralon, pour « Trois Couleurs » : « Le quatrième film de Jonathan Glazer, présenté en compétition au ‘Festival du Cannes’, est une plongée aussi étrange que virtuose dans le quotidien du commandant d’Auschwitz et de sa famille. En déplaçant le regard habituellement porté sur la ‘Shoah’ pour laisser la mort et l’horreur hors-champ, le réalisateur britannique en offre une vision plus pétrifiante que jamais. »

Notons encore la programmation d’un film ayant obtenu, en 2023, à Namurau « FIFF » (« Festival International du Film  Francophone »le « Bayard d’Or du meilleur Film », ainsi que pour Makenzy & Purdey Lombetle « Prix de la meilleure interprétation » :

*** « Il pleut dans ma Maison » (Paloma Sermon-Daï/Bel.-Fra./2023/82’/la réalisatrice ayant remporté, en 2022, le « Magritte du meilleur Documentaire », pour « Petit Samedi »également lauréat, en 2021, du « Bayard d’Or du meilleur Film »au « FIFF »à  Namur)

Après un documentaire multirécompensé, Paloma Sermon-Daï embarque les Sclaynois Makenzy et Purdey Lombet à Cannes. Après un été solaire aux lacs de l’Eau d’Heure.

 Purdey & Makenzy Lombet, ainsi que Paloma Sermon-Daï & son film « Il pleut dans ma Maison »

Synopsis : « Sous un soleil caniculaire, Purdey, dix-sept ans, et son frère Makenzy, quinze ans, sont livrés à eux-mêmes et tentent de se débrouiller seuls. Alors que Purdey fait des ménages dans un complexe hôtelier, Makenzy se fait un peu d’argent en volant des touristes. Entre l’insouciance de l’adolescence et l’âpreté de la vie adulte, ils devront se soutenir l’un l’autre dans ce voyage d’une douceur déchirante, qui semble bien être le dernier été de leur jeunesse … »

Critique d’Aurore Engelen, pour « Cineuropa » : « Cette maison qui tombe en ruines, dont ils essaient vainement de colmater les brèches, figure à la fois leur héritage et tous leurs repères, mais aussi le poids d’une assignation sociale qui freine leurs élans. À moins peut-être, sûrement même, que le lien indéfectible qui les unit ne les élève. »

La réalisatricePaloma Sermon-Daï, confia à Dimitra Bouras & Virginie Ky-Makapour « Cinergie.be » « Dès le départ, il n’y a jamais eu un scénario de fiction traditionnel. Le scénario faisait plutôt autour de 50 pages, ce qui est assez peu. C’étaient 24 jours de tournage, une équipe de sept personnes, ce qui est peu aussi. Ce n’était pas non plus bouleversant de passer à la fiction en termes de logistique. On était vraiment une petite famille autour des comédiens. »

Hors compétition, notons la projection de :

*** « Bonnard, Pierre et Marthe » (Martin Provost/Fra./2023/123’/avec Cécile De France)

Bonnard Martha Pierre

« Bonnard, Pierre et Marthe » (Martin Provost)

Synopsis : « Pierre Bonnard ne serait pas le peintre que tout le monde connaît sans lénigmatique Marthe, née Maria Boursin, qui partagea sa vie pendant cinquante ans … »

Soulignons la création d’une nouvelle section : « Catégorie belge Découverte », dédiée, comme son nom l’indique, aux découvertes cinématographiques belges.

Autre section, pour un public de jeunes, mais aussi d’adultes, donc intergénérationnel, la « Génération Ramdam », qui nous proposera des films mettant à l’honneur de jeunes acteurs.

Evidemment, une attention particulière est accordée aux élèves de l’enseignement primaire aussi bien qu’aux étudiants du secondaire, de nombreuses séances leur étant proposées, en semaine, en matinées.

Le street-artiste a découvert le milieu des musées et travaille désormais la peinture à l’huile.

« Jon One » © Photo : Jean-Michel Mart

Des expositions nous sont, aussi, proposées, telles celle du graffeur et artiste peintre américain « Jon One » (John Andrew PerelloNew York/1963), à la « Rasson Art Gallery »au N° 03, rue Rasse, jusqu’au samedi 24 février, ou encore, dans l’enceinte de l’ « Imagix »,  « Une Affiche décalée », jusqu’au lundi 22 janvierune exposition revisitant les affiches du Festivalréalisées par des étudiants des sections graphisme et arts numériques de l’ « Institut Saint-Luc » et de l’ « Académie des Beaux-Arts »deux institutions tournaisiennes. En outre, du vendredi 19 jusqu’au lundi 22 janvier, toujours à l’ « Imagix »exposition d’affiches réalisées, après la vision d’un film, par les élèves d’écoles primaires et secondaires de la région de Tournaiun travail réalisé avec l’appui de 4 artistesAdeline Casier, Léo Devaddère, Olivia Duhamel & Tom Lombardo.

A noter que le « Tournai Ramdam Festival » a reçu, de la Ville de Tournai, le label « Festival Equitable », étant donné qu’il s’engage depuis le début à travailler avec des fournisseurs et prestataires portant une attention particulière à la provenance de leurs produitsissus du commerce équitable, et qui collaborent avec des producteurs locaux.

Si pour la première édition du « Tournai Ramdam Festival », en 2011, seulement 14 films étaient programmés – comme nous le rappela son présidentJean-Pierre Winberg, lors de la conférence de presse -, en 2024, ce sont 98 films (62 longs-métrages et 36 courtsqui seront projetés239 séances étant programmées.

« Pour dire vrai, en 2011, on nous a très vite dit que cela ne marcherait pas, que l’idée du film qui dérange était saugrenue … De 4.000 entrées, cette année là, nous sommes passé à 30.000, en 2019

… Et n’oublions pas ce dicton local : « Une bonne année commence par un bon ‘Ramdam’» 

Prix pour une séance 9€Prix des Pass (site web : https://www.ramdamfestival.be/les-differentes-formules-de-pass/) :  « matinal » : 65€ : « découverte » : 35€ / « étudiant de moins de 26 ans » : 30€Site web : https://www.ramdamfestival.be/.

Yves Calbert.

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